L'imaginarium de Caliope

Challenge de fin d'année

Challenge de fin d'année

Bonjour mes amies, à l'occasion de noël, je propose un challenge à l'issue duquel il y aura un vote pour déterminer un ou une gagnante auquel je ferai un cadeau. Pour cela, il faut écrire un conte de noël, ou une histoire sur le nouvel an ou l'épiphanie. Je vous invite à essayer si vous vous sentez apte à raconter quelque chose. A bientôt !

L'imaginarium de Caliope

Bonjour à toutes, je m’appelle Caliope, ce n’est pas mon vrai prénom mais j’aime sa sonorité. J’ai vingt-quatre ans et je pars à la conquête de la région lilloise pour terminer mes études. Quand on me demande d’énoncer mes passions, généralement j’omets la plus importante, celle qui à mes yeux donne tout son sens à ma vie : l’écriture.

Je ne veux pas paraître prétentieuse, je n’écris pas pour me faire remarquer, malheureusement beaucoup pense le contraire. J’aime écrire c’est tout, rien d’extraordinaire. Ça me vide la tête d’histoires qui s’inventent, de personnages qui me hantent… Parfois le matin juste avant d’émerger, le soir juste avant de m’endormir ou quand je suis perdue dans mes pensées, des idées s’enchaînent, des personnages prennent vie et le seul moyen de les sortir de ma tête est de les poser sur le papier.

Tout est susceptible de m’inspirer, il suffit simplement d’un déclic. Je m’efforce également de ne pas tomber dans les clichés, les lieux communs. Moi-même en tant que lectrice, je n’aime pas les histoires qui se ressemblent.

La plupart du temps, j’écris du fantastique mais je change parfois pour de la fantasy, de la terreur. Mon ingrédient principal est la magie ou la petite graine de folie ; j’aime surprendre, aller là ou le lecteur ne m’attends pas : en quelque sorte, jouer avec lui.

Voilà deux ans que je publie mes textes sur mon blog, une façon pour moi de savoir ce que vaut ma plume. Mais vous pourrez y trouver d’autres choses, de la cuisine, mes lectures préférés, de la musique, de la photographie. Ce blog est le reflet de mes passions.

Depuis peu je lance des challenges artistiques et des défis littéraires ouvert à tous, bloggeurs ou non. C’est amusant les défis ! Personnellement j’adore ça car ça me force à aller en terrain inconnu, ça dégourdi la plume.

Vous pouvez me retrouver sur facebook au nom de L’imaginarium de Caliope. Après plusieurs mois d’hésitation, je me suis finalement inscrite et pour l’instant je ne regrette rien.

J’espère que je vous aurez donné envie de venir me découvrir.

Avis d'univers de femmes : Enfin une créatrice de texte ! Laissez-la vous emporter dans son immaginaire et allez découvrir cette jeune femme qui non seulement est douée de la plume mais aussi bourrée d'humour. Je découvre petit à petit son univers trés attachant et j'aime beaucoup. Voici trois de ses créations :

 

L'appel

Que regardaient-ils ? La mer. Qu’attendaient-ils ? Un signal.

Ils étaient venus seuls ou en famille, tous appelés par le même désir de liberté.

La journée touchait à sa fin : leur longue attente allait être enfin récompensée. 

Ils discutaient de la vie qu’ils menaient en Europe, de leurs occupations et de leurs rêves.

Gabe avait construit une piscine dans sa cave, elle était assez grande pour toute sa famille. Hélas, même si cela leur faisait un grand bien d’être immergés et de nager, ce n’était pas suffisant.

Laurence allait nager chaque matin pendant trois heures : elle habitait à quelques centaines de mètres d’une plage. C’est là d’ailleurs qu’elle y rencontra son mari, un maître nageur qui comprenait le hobby démesuré de sa tendre. Même s’il était compréhensif, Laurence n’avait jamais pu lui révéler sa vraie nature, c’est pourquoi, il ne l’accompagnait pas.

Tous partageaient le même secret, travesti en une passion excessive pour l’eau. C’est ce même mystère qui les avait réunis au bord de cette plage grecque.

Les rayons du soleil disparurent totalement dans l’horizon.

Ils arrêtèrent de parler et leur regard se tourna vers l’océan.

Une houle claire souleva les flots et Elle sortit de l’eau.

Elle était grande et belle, vêtue d’une robe en lin humide. Ses cheveux bruns ondulaient. Thalassa, la déesse de la mer ouvrit les bras et sourit. Ses enfants étaient là. Ses enfants étaient venus. Ses enfants avaient répondu à son appel. Comblée, Elle leur fit signe d’avancer et disparut de nouveau dans sa demeure éternelle.

Tous passèrent la barrière et répondirent à l’appel de la mer.

En marchant d’un pas harmonieux, ils ôtèrent leurs vêtements. Il n’y avait pas de gêne, pas de honte. Ils ne se regardaient pas, seule la mer comptait. Puis ils se tinrent la main et entrèrent dans l’eau froide. Une décharge électrique se propagea en eux. Arrivés à une certaine hauteur, ils se lâchèrent et plongèrent.

Ils ne reparurent pas, du moins sous leur forme humaine.

Leur peau se changea en milliards d’écailles, leurs mains devinrent des nageoires et leurs pieds des palmes. Ils n’étaient plus humains. Leur âme et leur esprit étaient selkie, mi-homme et mi-phoque, des créatures de la mer, des enfants de Thalassa.

Ils nageraient avec leur déesse tout le temps d’assouvir leur désir de liberté. Puis ils regagneraient la plage et repartiraient vers leur vie respective. Un jour, lorsqu’ils auraient assez vécu, ils reviendraient ici et attendraient l’appel du non-retour pour ne plus jamais quitter ce qu’ils sont réellement.

 

Pépin (texte de science fiction de moins de 300 mots)

Un alien débarque chez moi à minuit et me met en joue avec son pistolaser. Je le sonne avec une casserole et l’embroche avec mon parapluie. La guerre est déclarée entre nos deux peuples. J’apprends plus tard que mettre en joue, c’est leur façon de dire bonjour. Qu’est-ce que j’en savais, moi ?

 

Liam, agent très spécial

Je m’appelle Liam et je dirige une section spéciale de défense. La technologie vue dans les films Matrix, nous avons su la développer et l’adapter au milieu médical. Le docteur Carmen vient de m’appeler en urgence : le candida albicans a pris de l’ampleur.

Je demande à Jersey, Mory, Ted et Cary d’entrer en phase minimale. Nous nous installons sur les sièges, mettons nos lunettes sur notre nez. Un signal retenti et c’est parti. Nous sommes propulsés dans l’infiniment petit, une dimension dans laquelle nous n’aurions jamais pu avoir accès sans cette technologie. J’entends les valves et le tip-bip de l’ordinateur de contrôle ainsi que la voix du docteur Carmen qui procède au décompte. « 5…4…3…2…1… » Jersey, Mory, Ted et Cary apparaissent autour de moi, dans leur combinaison rose. Au début, les garçons n’en avaient pas voulu mais quand on leur rappelait les sacrifices qu’ils avaient dû faire pour obtenir ce job, ils allaient jusqu’à vénérer les stylistes. Je suis d’accord, on aurait pu nous choisir un couleur moins criarde.

Nous étions dans un couloir rose framboise et un heurt pulsait faiblement, sur une allure monotone.

- Docteur Carmen, donnez-nous les positions et envoyez-nous les propulseurs, demandais-je en parlant à mon épaule, là où se trouvait le micro.

- 105 degrés sud-ouest, répondit-elle.

Puis cinq propulseurs apparurent. Cela ressemblait à des sièges du futur sauf qu’un moteur à propulsion leur était intégré. Nous nous installâmes, chacun avait le sien et je mis les gaz. On a parcouru environ quinze kilomètres de couloir rose avant d’arriver dans la zone du foyer infectieux. Ce qui est étrange c’est qu’à chaque fois, nous trouvons merveilleux ce que nous sommes venus détruire. Le champignon formait une architecture merveilleuse et ressemblait à une forteresse, un palais de hautes tours, des chemins, un paysage de rêve. Mais ce champignon était un micro-organisme malin, un parasite de la pire espèce. Il s’installait à un endroit, puis se diffusait afin de recouvrir toutes les parois et ensuite, il envoyait des spores vers le cœur, les reins, le foie et le cerveau. A ce stade là, la médecine ne pouvait plus rien.

Mais dans ce cas, nous pouvons agir. Dans ce corps, le candida albicans n’a pas encore eu le temps de se rependre partout. Il s’est juste étalé dans le tube digestif et l’œsophage. Jersey, Mory et moi, sortons nos lasers et nous mettons tous notre casque à oxygène. En s’enflammant, le champignon libère un gaz mortel. Lorsque nous sommes prêts à faire feu, je fais signe à Ted et Cary de mettre en route les aspirateurs pour absorber le gaz.

En une heure, nous éliminons le champignon. J’espère qu’il ne renaîtra pas. C’est aussi le problème des champis, on croit les avoir éradiqués et ils ressurgissent.

J’entends de nouveau le décompte en sens inverse du docteur Carmen. C’est grâce à ce génie que cette technique est possible.

Je me réveille sur mon siège et je suis heureuse, car je viens de sauver un patient, du moins je l’espère. Je cours en salle de réveil. La petite Lina commence à ouvrir les yeux. Le docteur Carmen m’annonce qu’elle va déjà mieux et qu’elle ne sent plus les brûlures dans sa gorge et dans son estomac.

Vous avez devinez ce que je suis ? Rien de moins qu’un anticorps.

 

Déficience technique

Madame D déboula dans le salon et découvrit les gamelles renversées : le petit dernier de la famille s’était encore amusé dedans. Toto était calme mais Fanfan faisait le fier après chacune de ses bêtises. Il était dans la famille depuis quelques jours. Monsieur et Madame D l’avaient offert à leur fils pour son huitième anniversaire.

Après le chien, deux ans plus tôt, il avait réclamé un Necoro Starz, le jouet qui battait les records de vente. Il ressemblait en tout point à un chat mais à l’intérieur, il n’y avait que des fils et des circuits intégrés.

Madame D commença à gronder le chaton qui courait vers Toto et s’interrompit aussitôt, effrayée. Elle réalisa qu’elle venait de parler avec la voix de son mari. Un enfant entra dans le salon et demanda ce qu’il se passait. Il s’arrêta au milieu de la question : sa voix était devenue celle de sa mère.

Le chaton sauta dans ses bras et réclama des caresses.

- Georges ? appela madame D de sa voix grave.

- Oui, chérie ? Oh, ma voix… Mais que m’arrive-t-il ?

- Hey Papa, tu parles avec ma voix ! répliqua le garçon.

A ce moment là, Fanfan se mit à aboyer et le bouvier à miauler.

- J’appelle Animal Bionics, dit madame D affolée. J’ai lu une histoire similaire dans le journal du mois dernier, la famille a contacté le service technique et l’affaire s’est résolue.

Elle se dirigea vers le téléphone et composa le numéro. Quelques instants plus tard, une hôtesse d’accueil répondit :

- Animal Bionics Enterprise bonjour, que pouvons-nous faire pour rendre votre vie plus confortable ?

- La semaine dernière, notre famille vous a acheté un Necoro Starz. Depuis, il se passe des choses bizarres.

- Dîtes-m’en plus ?

- Vous entendez ma voix ?

- Je l’entends très bien monsieur.

- Vous faites erreur. Je suis madame D et je parle avec la voix de mon époux. Mon époux parle avec la voix de notre fils, notre fils avec la mienne. Notre chien miaule et le Necoro Starz…

La communication fut interrompue.

- George, Ben, tout le monde dans la voiture, dit madame D. Nous allons leur rendre une petite visite.

Le magasin où ils avaient acheté Fanfan était vide. Le siège d’Animal Bionics avait été déserté.

Le jour suivant, un article paraissait à la une du journal. On apprenait que la société avait disparu mais que des robots continuaient à prendre les appels des consommateurs. Cette grande entreprise se présentait comme la conceptrice non officielle de jouets cybernétiques et aurait écoulé plus de cent mille produits défectueux à travers le monde. La rédaction recommandait de faire confiance aux marques officielles même si leur produit était plus coûteux. Une cellule d’aide serait mis en place dans les prochains jours mais elle ne serait pas en mesure de réparer toutes les erreurs d’Animal Bionics.

Monsieur D reposa le journal et fit de l’humour.

- Même s’ils n’arrivent pas à nous rendre notre voix, nous ne nous en sortons pas trop mal. Cela aurait pu être pire si nous nous étions mit à aboyer ou à miauler.

Madame D n’écoutait pas, le regard bloqué sur la gamelle remplit de croquettes. Elle n’avait pas faim mais une très grande envie de s’amuser dedans…

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